Pourquoi un projet pilote universitaire ?
Le projet pilote universitaire est né d’une idée simple : si on veut prouver que l’esport peut être encadré comme un sport, il faut le faire là où tout se croise : jeunes adultes, vie étudiante, structures sportives existantes, services de santé, projets pédagogiques. C’est exactement ce que représente le campus universitaire.
Plutôt que de réclamer une reconnaissance globale et abstraite de “l’esport”, nous avons choisi un terrain limité, lisible et contrôlable :
un champ d’essai officiel, à l’échelle des universités et hautes écoles, où l’esport est organisé avec les mêmes exigences qu’une discipline sportive classique : règles claires, équipes structurées, encadrement, prévention santé et cadre éducatif.
Le projet pilote universitaire n’est donc pas une ligue de plus, mais un outil de démonstration :
démontrer qu’un esport encadré peut respecter les valeurs du sport (santé, fair-play, inclusion, formation) ;
montrer que les textes existants permettent déjà d’orchestrer ce type de dispositif, sans inventer une usine à gaz ;
offrir aux autorités un terrain concret pour observer, mesurer et décider, plutôt qu’un débat théorique sans données.
Ce que nous avons décidé de mettre en place avec l’ADEPS et l’enseignement supérieur
nous avons choisi de porter, devant l’ADEPS et le secteur universitaire, un projet structuré autour d’Asset Campus et d’ASEUS :
- ASEUS apporte la légitimité et l’ancrage du sport universitaire reconnu.
- Asset Esport et ses partenaires apporte l’expertise esport, la connaissance du terrain, des joueurs, des formats de compétition et des besoins en encadrement.
- mettre en place une ligue universitaire d’esport encadrée, avec un règlement commun, un calendrier officiel et une gouvernance claire ;
- tester un cadre complet d’accompagnement : entraînement, santé et prévention (sommeil, charge de jeu, posture, usage du numérique), encadrement des équipes, formation des encadrants ;
- documenter tout le processus (organisation, incidents, bonnes pratiques, impact sur les étudiants) pour fournir à l’ADEPS et à la Fédération Wallonie-Bruxelles un retour d’expérience exploitable : ce qui fonctionne, ce qui doit être ajusté, ce qui peut être généralisé.
“Ne nous croyez pas sur parole. Testons ensemble, sur le terrain, ce que peut être un esport réellement encadré comme un sport.”